Cinéma

SHANGO : LE RETOUR DES PRODUCTEURS ET REALISATEURS DE LA TCHAM

Ils avaient quelque peu disparu de  la circulation et voilà qu’ils reviennent avec un projet qui devrait voir le jour très vite….

De gauche à Droite: Kelly Ntep et Julien Fouej

Kelly Ntep et Julien Fouejeu alias Fouej  sont les producteurs et réalisateurs du film Shango (un court métrage) dont le tournage devrait débuter fin de ce mois d’octobre 2018. C’est un film qui est dans leur ADN, un film d’action avec la participation d’Aurelien Henry Obama, le spécialiste des films d’arts martiaux au Cameroun. Shango au-delà de la castagne est un film qui nous plonge dans le monde du trafic d’organes au Cameroun.

Aurelien H. Obama, ready for Shango

Kely Ntep était resté dans le milieu et a participé entre autres à la production du film No Time avec Henry Obama (en post production). Julien quant à lui avait un peu quitté les plateaux. Shango est une remise en bouche pour eux. Une série de projets devraient suivre celui-ci.

La Tcham, le projet qui les avait révélé a été Prix spécial du public aux RIFIC. Kelly et Julien sont des graphistes à la base, membres fondateurs du collectif A3 qui organise le festival de BD Mboa BD.

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LES 10 POINTS DU PACTE CULTUREL DE JEAN PIERRE BEKOLO  / THE TEN POINTS OF THE CULTURALPACT OF JEAN PIERRE BEKOLO

Retrouvez le pacte en entier à cette adresse / find the entire pact of gthe following link

LE PACTE CULTUREL de Jean-Pierre Bekolo à l’attention des candidats à l’élection présidentielle de 2018

Les 10 Propositions

  1. Mettre en place une “politique culturelle” nationale organisant le secteur de la culture et définissant le cadre, les conditions d’exercice, le statut, les rapports des différentes professions et acteurs, le chômage, la retraite et l’assurance maladie. Créer une académie attribuant chaque année des prix nationaux dans le domaine de la culture dotés d’une importante enveloppe financière.
  2. Créer une agence nationale d’investissement, de financement et de promotion des innovations, des infrastructures et de la production culturelle dotée d’un budget d’au moins 100 milliards de FCFA afin d’en faire de la culture un secteur stratégique pour notre économie pour une consommation locale et une compétitivité l’internationale.
  3. Ne pas abandonner la culture aux seules lois du capitalisme en fixant un cahier de charges culturelles à tous les ministères, mairies, écoles, et institutions publics et entreprises privés au prorata de leur budget ou chiffre d’affaires.
  4. Inscrire la culture comme priorité dans des Programmes Indicatifs Nationaux et Régionaux (PIN et PIR) de coopération, ainsi que dans le Document de Stratégie pour la Croissance et l’Emploi (DSCE).
  5. Financer la culture par la création d’une taxe culturelle pour toutes les entreprises dont l’activité importe des cultures non-africaines, menaçant nos cultures de disparition: téléphonie, chaines de télévision, internet, publicités, importation dans le secteur de l’habillement, agro-alimentaire… pour financer et promouvoir  la culture nationale.
  6. Créer une plateforme de crowdfunding pour financement de la culture ouverte sur l’international.
  7. Faire de l’alphabet du roi Njoya l’alphabet national camerounais aux cotés de l’existant, plus sophistiqué que le chinois. Et du faire du Cam-fran-anglais une langue nationale officielle.
  8. Créer à l’instar des centres culturels français en lien avec les ambassades des maisons de la culture du Cameroun comme des espaces culturels où se fait la promotion de la culture du Cameroun à l’étranger et ouvrir de nouveaux marchés à la culture. Et offrir un statut diplomatique aux acteurs culturels ayant fait briller les couleurs du Cameroun à l’étranger.
  9. Assainir le marché de la vente des produits culturels en créant une unité de police spéciale voire un tribunal pour protéger les produits culturels contre la piraterie et la fraude et permettre la création d’une économie culturelle.
  10. Mettre en place un environnement fiscal et douanier incitatif adapté à la double nature économique et culturelle des activités des entreprises de la culture

PRESIDENTIELLE CAMEROUN 2018: MAURICE KAMTO SIGNE LE PACTE CULTUREL DE JEAN PIERRE BEKOLO

Jean Pierre Bekolo

Dans un post sur sa page Facebook, le cinéaste camerounais et père de Quartier Mozart a publié ce message “Maurice Kamto vient de s’engager pour la culture en signant le PACTE CULTUREL que j’ai proposé aux candidats à l’élection présidentielle. Maurice Kamto est ainsi le seul candidat à signer ce pacte culturel en 10 points dans lequel je propose qu’on mette en place une véritable politique culturelle qui va changer la situation des artistes dans ce pays dont le budget actuel ne représente que 0,08%!”. Il annonce par la suite soutien au tireur de penalty et appelle tous les artistes à faire pareil. Cependant, on n’ a pas pris connaissance de ce pacte. D’autres candidats à cette élection ont cité la culture dans leur programme mais c’est la première fois qu’un engagement pareil est pris.  Le Gouvernement sortant avec l’inscription du cinéma au programme scolaire dès l’année prochaine a donné les couleurs de sa vision pour le 7è art notamment.

EN:

PRESIDENTIELLE CAMEROON 2018: MAURICE KAMTO SIGNS THE CULTURAL PACT OF JEAN PIERRE BEKOLO

Maurice Kamto

In a post on his Facebook page, the filmmaker camerounas and father of Quartier Mozart published this message: “Maurice Kamto has just committed to culture by signing the CULTURAL PACT that I proposed to candidates in the presidential election. Kamto is the only candidate to sign this cultural pact in 10 points in which I propose that we put in place a real cultural policy that will change the situation of artists in this country whose current budget is only 0.08%! “. He then announces support for the penalty shooter and calls on all the artists to do the same. However, we have not seen this pact. Other candidates in this election have cited culture in their program, but this is the first time such a commitment has been made. The outgoing Government with the enrollment of the cinema in the school program from next year gave the colors of his vision for the 7th art in particular.

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FINANCEMENT DU FILM KUNTAK AU CAMEROUN

La subvention accordée à Kuntak par le MINAC au cœur d’une « polémique ».

Dans un message qui circule dans les réseaux sociaux, le producteur de Kuntak (Réal. Françoise Ellong), Rufin M. Mikima remet en cause l’attribution de l’aide à la production de 1 500 000F accordée à M. Bassek Ba Kabhio et les Films Terre Africaine. Et pour cause dit-il, le contrat de coproduction qui liait Terre Africaine et Mikaté Productions a été résilié le 27 mars 2018 pour absence d’apport financier et matériel de la part des Films Terre Africaine. Cependant, on peut logiquement s’interroger sur l’opportunité de la communication de Mikaté Productions car, si la demande de financement a été faite par Terre Africaine (Bassek Ba Kobhio) avant la résiliation du contrat, et vu que la subvention arrive 6 mois après, il est normal que celle-ci soit adressée à M. Bassek ; Encore que Mikaté productions est une société de production française et ne saurait logiquement prétendre au financement du Fonds d’affection spécial de la Présidence de La République en soutien à la politique culturelle au Cameroun (sauf avis contraire). Quoi qu’il en soit, M. Mbou Mikima devrait saisir logiquement le MINAC pour suspendre l’opération de financement et sans doute faire une croix dessus. Il aurait d’ailleurs annoncé sa vive intention de se rapprocher du Ministère des Arts et de la culture du Cameroun.

 

EN

In a message circulating on social networks, Kuntak’s producer (directed by Françoise Ellong), Rufin M. Mikima, questions the allocation of the  1,500,000  F CFA production aid granted to Mr. Bassek Ba Kabhio and Les Films Terre Africaine. And for good reason, he said, the coproduction contract between Les Films Terre Africaine and Mikaté Productions was terminated on March 27, 2018 for lack of financial and material support from Les Films Terre Africaine. However, one can logically wonder about the opportunity of the communication of Mikaté Productions because, if the request for financing was made by African Land (Bassek Ba Kobhio) before the termination of the contract, and seen that the subsidy arrives 6 months afterwards, it is normal that it be addressed to Mr. Bassek; Even though Mikaté Productions is a French production company, it can not logically claim funding from the Presidency’s Special Trust Fund in support of cultural policy in Cameroon (unless otherwise stated). Anyway, Mr. Mbou Mikima should logically enter MINAC to suspend the financing operation and probably put a cross on it. He also announced his strong intention to get closer to the Ministry of Arts and Culture of Cameroon.

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CAMEROUN:: LE CINÉMA DANS LES ECOLES / CINEMATOGRAPHIC ART IN SECONDARY SCHOOLS

FR.

Dès l’année scolaire 2019, une série arts cinématographiques verra le jour dans les établissements secondaires au Cameroun.

C’est à la faveur d’une refonte du système éducatif camerounais rendu public en ce mois d’aout 2018 que cette nouvelle a été rendue publique. Ainsi, dès la classe de seconde, les élèves pourront choisir d’étudier le cinéma. On retrouvera entre autres la production d’un projet de formation. C’est un grand pas en avant dans la construction d’une industrie et d’une revitalisation du septième art au Cameroun. Cependant, des questions fusent déjà sur le profil des enseignants, le contenu etc. Mais on note que l’écriture du scénario ne fait pas partie des matières retenues. Quoi qu’il en soit, la nouvelle est diversement appréciée mais dans l’ensemble réjouit les cinéastes.

ENG.

As of the 2019 school year, a series of cinematographic arts will be born in secondary schools in Cameroon.

It is thanks to an overhaul of the Cameroonian educational system made public in this month of August 2018 that this news was made public. Thus, from the second class, students will be able to choose to study cinema. Among other things, we will find the production of a training project. It is a big step forward in the construction of an industry and a revitalization of the seventh art in Cameroon. However, there are already questions about teachers’ profiles, content, etc. But we note that the writing of the scenario is not part of the subjects selected. Anyway, the news is variously appreciated but overall rejoices the filmmakers.

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FECAPAC : LES CINEASTES DU CAMEROUN METTENT SUR PIED UNE FEDERATION DES PROFESSIONS

On the cold ashes of OCAPAC (Cameroon Organization of Audiovisual Professionals and Cinema), a federation of cinema professions was born in Yaoundé in the Sita Bella movie theater.

Sur les cendres bien froides de l’OCAPAC, une fédération des professions du cinéma a vu le jour à Yaoundé dans la salle de cinéma Sita Bella.

Announced at the Hôtel des Députés (Hotel of the deputies), it is finally in the cinema hall Sita Bella that the meeting took place; as a call of providence. Under the initiative and leadership of Cyrille Masso, twelve months of work culminated in the adoption of the founding texts of the Cameroonian Federation of Audiovisual and Cinema Professions. The debates were heated but the truths were said eye to eye. Bassek Ba Khobbio, Remi Atangana, François Woukouache, Cyrille Masso, Alain Fongue … are all seniors who took part in the work, under the gaze and participation of the young guard who wanted to live this historic moment. Many came from Douala, Limbe, Yaoundé, Bamenda. The federation will have to rely on the professional associations of the various trades and especially to work the reorganization of the seventh art in Cameroon. Many hopes are put in it. An office will be set up in the coming weeks. We will nevertheless regret the absence of the big delegation of filmmakers of the CFI (Cameroon Film Industry) from Buea and yet present a few hours before the closing ceremony of Ecrans Noirs.

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Annoncée à l’hôtel des députés, c’est finalement dans la salle de cinéma Sita Bella que la rencontre a eu lieu ; comme un appel de la providence. Sous l’initiative et la houlette de Cyrille Masso, ce sont quelques douze mois de travaux qui ont abouti ce jour-là à l’adoption des textes fondateurs de la Fédération Camerounaise des Professions du l’Audiovisuel et du Cinéma. Les débats ont été houleux mais les vérités ont été dites yeux dans les yeux. Bassek Ba Khobbio, Remi Atangana, François Woukouache, Cyrille Masso, Alain Fongue… sont autant d’aînés qui ont pris part aux travaux, sous le regard et la participation de la jeune garde qui a tenu à vivre cet instant historique. Ils ont répondu nombreux venus de Douala, Limbé, Yaoundé, Bamenda. La fédération devra s’appuyer sur les associations professionnelles des divers corps de métiers et surtout œuvrer la réorganisation du septième art au Cameroun. Beaucoup d’espoirs sont mis en elle. Un bureau sera mis sur pied dans les prochaines semaines.

On aura quand même regretté l’absence de la grosse délégation des cinéastes de la CFI (Cameroon Film Industry) venue de Buea et pourtant présente quelques heures avant à la cérémonie de clôture des Ecrans Noirs.

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ECRANS NOIRS  2018: la crise anglophone s’invite à la clôture::

Le climat de crise qui met  à mal la paix et la quiétude au Cameroun était omniprésent à la cérémonie de clôture du festival Ecrans Noirs 2018.

Les Lauréats de l’édition 2018- crédit : ecransnoirs.org

Le vivre ensemble prôné par le Gouvernement camerounais et repris en choeur par les citoyens était présent tout au long du du festival Ecrans Noirs. Cinéastes des zones francophones et anglophones ont tout au long de la semaine regardé des films et débattu sur les questions liées à la pratique du 7è art sur l’étendue nationale. Et le clou a été la cérémonie de clôture. Ils ont été nombreux à faire un appel au retour de la paix dans les zones dites anglophones. Anurin Nwunembom qui venait de recevoir le prix du meilleur acteur a à juste prix demandé “comment pourrais-je célébrer ce prix? (…) we need the peace back”. Un appel qui on espère retentira une fois de plus dans les choeurs des forces en opposition pour un arrêt des violences et un retour à la table des négociations. Et comme un signal fort, les films faits dans la zone dite anglophone ont effectué une véritable razzia. Et comme une mauvaise réplique dans le scénario, une cinéaste a manqué l’occasion de se taire sur un forum en demandant : ” pourquoi tous ceux qui ont reçoivent les prix parlent anglais?”. le genre de dérapage et de réplique de mauvais goût qu’on aimerait moins entendre ou pas du tout. Bassek Ba Khobbio, vêtu en tenue traditionnelle du nord-ouest est  venu rappeler que nous sommes tous anglophones, tous francophones et simplement Camerounais. Au final, c’est le cinéma camerounais qui en est sorti grandit.

Anurin in Wardzee, a Delphin Itambi’s movie

The living together advocated by the Cameroonian Government and resumed in chorus by the citizens was present throughout the Ecrans Noirs festival. Filmmakers from the French and English-speaking areas watched throughout the week watching films and debated issues related to the practice of the 7th art on the national expanse. And the highlight was the closing ceremony. Many have made a call for the return of peace in so-called English-speaking areas. Anurin Nwunembom, who had just received the best actor award, just asked “how could I celebrate this prize? (…) we need the peace back”. A call that we hope will resound once again in the choirs of opposing forces for an end to the violence and a return to the negotiating table. And as a strong signal, the films made in the so-called English-speaking area made a real raid. And as a bad replica in the screenplay, a filmmaker missed the opportunity to shut up on a forum by asking, “Why do all those who receive the awards speak English?” the kind of slippage and aftershocks that we would rather not hear or not at all. Bassek Ba Khobbio, dressed in traditional northwestern clothes, came to remind us that we are all English speakers, all French speaking and simply Cameroonians. In the end, the Cameroonian cinema that came out grew

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ECRANS NOIRS 2018: LA GUERRE DES SÉRIES

Nouvel objet de toutes les convoitises tant chez les diffuseurs que chez les téléspectateurs, les séries sont au centre d’une véritable guerre des contenus dont la dernière bataille s’est livrée au festival Ecrans Noirs édition 2018…

Toute l’Afrique était au rendez-vous et c’était surtout le lieu des premières et des exclusivités : Sakho et Magane, une série policière qui marquera sans doute d’une pierre blanche la production du genre sur le continent africain ; Habiba, la dernière production d’Ebenezer KEPOMBIA alias Mitoumba (très acclamés par le public : l’œuvre et l’homme), Mimi la Bobonne, sans oublier Capitales africaines dans son chapitre Bamako. Les programmes courts bousculent les rangs avec Barbershop de Dycosh et Selim Isker qu’on avait déjà agréablement découvert avec Sapologie, Mimi La Bobonne cité plus haut et Chéri Coco.

On note une croissance exponentielle des productions de séries sur le continent et une nette amélioration de la qualité technique ; même si le son reste le parent pauvre.  Les scénarii s’améliorent même beaucoup reste à faire. Et c’est la prise de vue qui tire son chapeau du jeu à ce stade.

Ce sera certainement l’une des articulations qui aura drainé le plus de monde en salle dans les villes de Yaoundé et de Douala pendant cette édition des Ecrans Noirs. Pari réussi en tout cas pour l’organisation et large sourire pour les diffuseurs et producteurs comme A+, Canal + et Patou films  qui sont repartis avec le sourire et la gibecière pleine de projets intéressants.

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CANNES 2018: RAFIKI SE PROJETTE…

Interdit au Kenya pour traiter du sujet de l’homosexualité, le film rafiki de la kenyane Wanuri Kahiu sera bel et bien montré à Cannes.  Le film “raconte l’histoire de deux lycéennes qui tombent amoureuses en pleine campagne électorale, alors que leurs pères s’affrontent sur le terrain politique.” Dans une Afrique où la question des moeurs et plus encore de l’homosexualité reste largement rejetée par les peuples et les gouvernements, des cinéastes comme Wanuri affrontent vents et marées pour se faire entendre. Faute de voir le film projeté au au Kenya où il a été interdit, et encore moins au Cameroun où l’homosexualité est condamné par la loi, c’est à Cannes et surement exclusivement en Occident que le film sera vu. Il ne sera surement jamais vu dans les festivals majeurs du continent. Si l’objectif de Wanuri était de bouger les lignes sur le continent, cela risque bien être difficile s’il n’y est pas vu!  A la question comment vous est venu l’idée de ce film, voici ce qu’elle répond sur le site du festival de Cannes “J’ai toujours voulu raconter une histoire d’amour moderne africaine. Dans notre jeunesse, nous avons rarement vu des films sur des jeunes Africains amoureux. Nous avons vu des Européens et des Américains tomber amoureux, mais jamais nous. Ce n’est qu’à la fin de l’adolescence que j’ai vu un jeune couple africain s’embrasser à l’écran et je me souviens encore de l’excitation, la surprise et comment ce film a perturbé ma conception de la romance. Avant cela, ce genre de sentiments était réservé aux étrangers.”

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Forbidden in Kenya to deal with the subject of homosexuality, the Kenyan film Rafiki by Wanuri Kahiu will be well shown in Cannes. The film “tells the story of two high school girls who fall in love in the middle of the election campaign, while their fathers clash on the political field.” In an Africa where the issue of mores and even more of homosexuality remains largely rejected by the people and the governments, filmmakers like Wanuri face winds and tides to be heard. Failure to see the film projected in Kenya where it was banned, let alone in Cameroon where homosexuality is condemned by law, it is in Cannes and certainly exclusively in the West that the film will be seen. It will surely never be seen in major festivals of the continent. If Wanuri’s goal was to move the lines on the continent, it might be difficult if it is not seen! To the question, how did you come up with the idea of ​​this film, here is what she answered on the Cannes Film Festival website “I always wanted to tell a story of modern African love.In our youth, we rarely saw films about loving young Africans, we’ve seen Europeans and Americans fall in love, but never us.It was only in the late teens that I saw a young African couple kissing each other. screen and I still remember the excitement, the surprise and how this film has disrupted my conception of romance.Before that, this kind of feelings was reserved for foreigners. “

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TOURNAGE:: UN JOUR SUR LE TOURNAGE DE COUP DE FOUDRE A YAOUNDÉ

 Quelques semaines après le début du tournage et malgré les soubresauts rencontrés, le tournage de Coup de foudre à Yaoundé se poursuit dans la sérénité. C’est une équipe engagée que nous avons rencontré. 

Yaoundé est véritablement au coeur du projet Coup de Foudre à Yaoundé. Et c’est tout un symbole que de le voir se déployer au monument de la Réunification, après avoir écumé les endroits qui font de cette ville un endroit où se vit l’amour et le glamour à la camerounaise.

de gauche à Droite: Jean Remy Martinez, Baba Wild, Mason Ewing, Milan Ewing et Hortavie Mpondo.

En cet après-midi d’une grande beauté, les comédiens entourés de toute l’équipe, et sous la coordination du directeur de production Frank O. Ndema prennent possession des lieux. Baba Wild, Jean Remy Martinez, Hortavie Mpondo, Milan Ewing et Laeticia Manga se déploient comme des poissons dans l’eau. Ce jour-là, l’équipe qui a tourné jusqu’aux premières heures de la matinée est sur pied. La fatigue est visible mais la passion l’emporte.

G. à Dr. :Baba Wild, JR Martinez, L. Manga, H. Mpondo et Milan Ewing

Patrick Timbe le réalisateur et Mason Ewing son coréalisateur, ainsi que  l’assistant réalisateur Brice Fansi sont au four et au moulin. L’équipe est jeune, 100% locale et c’est aussi le pari de la production qui a reçu un soutien moral et logistique du Gouvernement camerounais. Le Ministère des arts et de la culture via sa Direction de la cinématographie et des productions audiovisuelles a prêté des bureaux pour le tournage et accorde les facilités nécessaires au déroulement du projet en toute quiétude.

 

Quoi qu’il en soit, la production a misé sur des grandes pointures du jeu d’acteur au Cameroun: Blanche Bilongo, Wakeu Fogaing, Martin Poulibe, Stéphane Tchonang… un casting qui suscite déjà beaucoup d’envie quand on sait ce que représentent ces noms dans le milieu local. Le producteur loue les compétences de ses collaborateurs: les régisseurs, la costumière qui a confectionné quelques tenues du film qu’il a conçues, l’ingénieur son, les responsables de la lumière, la script, la maquilleuse… Mais il reste à souhaiter que de tels projets se multiplient pour que comédiens, producteurs, auteurs et techniciens camerounais aiguisent encore leurs compétences. Coup de foudre à Yaoundé devrait être un bon ambassadeur pour toutes ses valeurs brutes.

Hortavie Mpondo (en haut) et Laeticia Manga, deux comédiennes du film (c) Septième Magazine

Coup de Foudre à Yaoundé a connu quelques foudres justement, l’incident avec la comédienne Blanche Bana (depuis remplacée par Blanche Bilongo), la maladie de Arthur Deloffre qui a été évacué et dont l’état de santé se serait amélioré. A ce sujet, le producteur rassure: il fait partie du projet, ses images sont conservées et il apparaîtra bien dans le film et dans le générique.

 

Arthur Deloffre à Yaoundé (c) Cameroon Liberty

 

Le tournage du film, pour ce qui est de la partie camerounaise soit 85% du film s’achève cette semaine. La suite ce sera aux USA et en France. Il faudra être patient pour vous le film en première au Cameroun (Yaoundé et Douala), en Europe et aux USA.

 

 

 

 

 

 

 

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WILLY ZOGO RECOMPENSÉ AU ASIA TOP AWARDS 2018

L’acteur camerounais qui exerce en Thaïlande vient d’être récompensé lors de la cérémonie des Asia Top Awards 2018.

L’acteur camerounais résidant en Thaïlande a reçu l’award du Best International Actor.

Wily Zogo se faisait découvrir par une grande partie du public camerounais il y a quelques années avec son apparition dans le film Mechanic avec Jason Statham en tête d’affiche. Force est de constater que l’acteur a montré son talent et l’a imposé dans tout le continent asiatique. Pas étonnant donc qu’il soit donc récompensé par ses pairs.  On attend toujours un retour de l’acteur sur sa terre natale pour une rencontre avec ses jeunes compatriotes et pourquoi pas pour un tournage? Dans une interview accordé à Septième Magazine, il n’excluait d’ailleurs pas cette option.

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COUP DE FOUDRE A YAOUNDE :: LES DERNIERS PREPARATIFS AVANT LE DEBUT DU TOURNAGE

Frank O. Ndema & Mason Ewing

Mason Ewing, le producteur du film Coup de foudre à Yaoundé est arrivé dans la ville et tout est presque prêt pour le début du tournage.

L’an dernier, lors d’un précédent voyage au Cameroun, Mason avait accordé une interview à septième Magazine. Il y annonçait déjà les couleurs du tournage de Coup de foudre à Yaoundé. c’est effectivement parti, une bonne partie de l’équipe et des comédiens est déjà dans la ville capitale du Cameroun. Arthur Deloffre l’un des acteurs français du film devrait arriver dans les prochaines heures. A ses côtés on cite Milan Ewing, Baba Wild et Jean-Remy Martinez. La direction de production est assurée par Frank Olivier Ndema. Coup de foudre à Yaoundé raconte l’histoire d’amour d’un français en visite au Cameroun pour un mannequin camerounais.

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LES FILMS DE LEA MALLE AU GOETHE-INSTITUT KAMERUN

Le Film Klub du 28 mars 2018 était consacré au jeune auteur (scénariste et réalisateur) LEA MALLE Frank Thierry.

 

Ce sont en tout 4 films  qui ont été présentés : 3 réalisés par lui et un dernier produit par ses soins via Inception Arts & Com. On citera donc J’aime, Mes vampires, Point de vue et Hands. Ce dernier, produit et réalisé en Allemagne suite à une stage obtenu après qu’il ait remporté le concours 10 jours pour un film organisé dans le cadre du festival Ecrans Noirs est le film qui marque une certaine marche vers la maturité du réalisateur. Si en effet, on est déjà impressionné par l’écriture de Lea Malle, on a comme un arrière-goût d’inachevé car, la réalisation, dans ses deux premiers travaux est un peu plate, télévisuelle et n’accompagne pas du tout l’esprit imprimé par le scénario. Si tourner en Allemagne lui aura servi à quelque chose, c’est surement d’arriver à trouver la connexion entre le scénario et la mise en scène. Mais comme le reconnaîtra lui-même Lea,  il grandit, il acquière en maturité. Il voit aujourd’hui les manquements de ses premières œuvres mais il les assume car ce sont ses bébés et il s’attèle à faire mieux. Il était annoncé la préparation d’un premier long métrage de sa part mais rien n’a plus filtré jusqu’ici. Quoi qu’il en soit, on lui souhaite bon vent.

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SEPTIÈME MAGAZINE – WOURI TV : LE PARTENARIAT ACTÉ !

Le magazine des cinémas d’Afrique Septième Magazine et la plateforme de n°1 de diffusion du cinéma camerounais viennent de signer un accord de partenariat qui vise à fédérer les efforts pour donner plus de rayonnement au cinéma camerounais.

Septième Magazine qui se présente sous deux formes : le magazine en PDF et le site web connait une mue importante après 4 ans d’existence. Il est parti de la version wordpress.com à un nom de domaine complet et une interface qui donne plus de possibilité et de couverture du cinéma camerounais et africain. Désormais, Septième Magazine est disponible à l’adresse septiememagazine.com. La prochaine étape est de faire sortir le magazine en version papier dans les kiosques du Cameroun et d’Afrique.

Wouri TV en un an d’existence seulement a pratiquement révolutionné la perception et la consommation des films camerounais en le rendant plus visible sur le net et ainsi dans des zones géographiques où il était inconnu ou mal connu. Wouri TV c’est la plateforme de diffusion Wouri TV mais c’est aussi Wouri Prod qui s’est impliquée dans la (co-)production des films camerounais.  Wouri TV a signé un autre partenariat avec l’opérateur téléphonique Nexxtel au Cameroun ; ce qui a marqué sa réelle implication et sa proximité avec les consommateurs locaux. Wouri Prod a également lancé en 2017 la première édition des Wouri Tv awards qui a vu le sacre par les internautes de Noelle Kenmoe.

Ce partenariat (Wouri TV – Septième) permettra concrètement aux usagers des deux plateformes d’être plus proches de l’information et des actions menées par celles-ci en faveur des cinéastes et des cinéphiles.

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PLAN CINE : LE CINÉ-CLUB QUI INVESTIT LA FONDATION MUNA A YAOUNDÉ:

Tous les premiers vendredis du mois, les cinéphiles camerounais sont invités à découvrir un film camerounais et africain dans la salle de projection de la fondation Tandeng Muna à Yaoundé.

Porté par DCT pictures, c’est un rendez-vous de plus et pas des moindres pour tous ceux qui aiment le cinéma africain et camerounais. Jocelyne Ateba plus connue par le public camerounais par ses apparitions à la télé comme animatrice TV, est véritablement rentrée de plein pied dans le monde du cinéma et de l’audiovisuel. C’est un cade tout à fait convivial et amical qui est offert aux invités. On ne s’étendra pas sur le confort de la salle de projection de la fondation. Plan Ciné est un de ces événements qui sont nés en marge des Trophées Francophones qui se sont tenus au Cameroun en décembre 2017. En trois mois d’existence, le ciné-club aura projeté L’arbre sans fruit, Les saignantes, La colère dans le vent et Mary-Jane (le dernier en date). Se seront succédés au panel, Sylvie Nwet, Evodie Ngueyeli, Maître Makondo (droits de l’homme), Raphael Mouchangou (Goethe-Institut), Gérard Nguele, Archil Tchinda (Ministère des arts et de la culture), Frank Olivier Ndema et Mme la magistrate Akoa. Les objectifs principaux de ce Ciné-Club sont « la promotion du cinéma local (…), la restitution car il y a une cassure entre les acteurs politiques, économiques et les cinéastes. C’est une plateforme qui vise à réunir ces trois acteurs principaux ».

En effet, le public est de plus en plus coupé d’un certain type de films faits par les cinéastes locaux ; les décideurs et plus encore les acteurs économiques sont bien loin de la réalité des faits et du potentiel énorme des cinéastes camerounais et africains. Pourtant, il faut bien passer de l’étape de potentiel à celui de force réelle. Le ciné-club a aussi cette particularité de mêler aux débats tant les cinéastes que des acteurs de la société civile et de l’administration publique. Le débats sont ainsi relevés et on en ressort tout retournés. Plan Ciné s’étendra sur tout l’année et prévoit des innovations. Si vous n’y êtes pas encore allé, c’est tous les premiers vendredis du mois à 18h (heure de Yaoundé) à la fondation Tandeng Muna.

Paul Stevek

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CANAL OLYMPIA YAOUNDÉ ET DOUALA : LES ECRANS SE RALLUMENT… PLACE A BLACK PANTHER AU CAMEROUN

Comme annoncé après les incidents techniques, les salles Canal Olympia de Yaoundé 1 et de Bessengue (Douala) sont rendues de nouveau opérationnelles aujourd’hui.

La nouvelle est tombée dans l’après-midi de mardi 20 février. « Les projecteurs des salles de Yaoundé 1 et Bessengue viennent d’être réparés ». Les séances devraient donc reprendre normalement ce mercredi 21 février 2018 avec une reprogrammation de Black Panther. La fièvre du film qui se classe déjà dans l’histoire du Box-office avec plus de 300 millions de dollars dans le monde de recettes en un week-end, devrait littéralement gagner les deux principales villes du Cameroun. Annoncé du 16 au 18 février, le film embarquera les cinéphiles camerounais dans le train à destination du Wakanda dans un voyage qui, du témoignage des cinéphiles du monde entier en vaut mille fois le détour.

En rappel, les salles de Canal Olympia ont fait face à un problème technique le week-end du 16 février; “Votre salle devrait rouvrir à partir du mardi 20/02 au plus tôt. Nos équipes mettent tout en œuvre pour rétablir la situation au plus vite”, pouvait-on lire sur la page Facebook de Canal Olympia Bessengue.

Paul Stevek

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FESTIVAL FILMS FEMMES AFRIQUE 2018

RENCONTRE AVEC TROIS JEUNES FEMMES CINEASTES :


En marge du festival Films Femmes Afrique qui se tient au Sénégal, Septième est allé à la rencontre de trois jeunes femmes cinéastes pour parler de leur carrière de cinéastes et leur expérience pendant ce festival.  DUSABEJAMBO Marie Clémentine (Rwanda), WELIMOUM à ZINTSEM  Yolande(Cameroun) et  ATODJINOU-SINZOU Giovania(Bénin) se sont prêtées au jeu du question réponse avec nous…

 

(G à D) : Y. Welimoum à Z.; M. C. Dusabejambo et G. Atodjinou-Zinsou

PAUL STEVEK: Quelle ambiance prévaut au festival?

WELIMOUOM/DUSABEJAMBO/ATODJINOU: Bonjour Stevek. L’ambiance est très bonne ici à Dakar. Bien organisé, contexte bien déterminé, très bonne organisation. Et un coup de chapeau à cette association trait d’union qui organise le festival Films Femmes Afrique.

PS: Quel film vous y amène (est-il en compétition ?)

Dusabejambo: … pour le film “a place for myself” qui est en compétition.

Atodjinou-Sinzou:  avec mon film “la maladie de la honte” hors compétition;

Welimoum à Z.:  pour le film “Héritage” qui est en compétition.

PS: Dans quelles activités êtes-vous impliquées ?

CINEASTES: Nous sommes conviées à toutes les projections de la cinquantaine de films sélectionnés. Et aussi nous assistons à certains débats autour des films avec des femmes de la place politique sénégalaise ainsi qu’avec le grand public. Le jeu de questions réponses après chacune de nos projections respectives ainsi que le partage de nos expériences avec ce même public. Un exercice très passionnant pour nous.

PS: Quel est votre ressenti vis-à-vis du cinéma fait par les femmes au vu de ce que vous vivez en ce moment au Sénégal ?

CINEASTES:  le cinéma fait par les femmes à ceci de particulier qu’il retrace les difficultés de la femme dans nos sociétés africaines qui de plus en plus se sentent stigmatisées et ont du mal à s’exprimer. D’où le thème de ce festival qui est en rapport avec l’éducation de la femme. “Femme et Éducation “. Et nous tenons à préciser que en tant que réalisatrices il faudrait éviter cette étiquette de “cinéma de femmes” il faut que nous soyons au même pied d’égalité que les hommes dans le cinéma.

PS: Vous êtes toutes jeunes: que prévoyez-vous pour le cinéma africain en général?

CINEASTES: nous sommes des cinéastes et on fait juste des films pour le plaisir du public et exprimer notre esthétique. Nous ne portons pas le poids du cinéma africain sur notre dos. À coup sûr nous écrivons nos scénarii et réalisons espérant que le cinéma africain prenne son envol définitivement.

PS: Un mot sur ce festival? Des attentes particulières?

CINEASTES:  Très bon festival. Bonne organisation et coup de chapeau au festival et aux organisateurs. Nous y sommes bien reçues. Et du courage pour les prochaines éditions.

PS: SEPTIEME  vous remercie et bonne chance à vous.

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PROJECTION ANNULÉE : CANAL OLYMPIA BESSENGUE RASSURE…

La projection de Black Panther n’a pas eu lieu à Douala.  Mais ce n’est qu’un report…

Le public attendait la projection de Black Panther à Canal Olympia Bessengue à Douala ( Cameroun). Mais cela ne s’est pas fait. La faute a un problème technique lié au projecteur. Pas de bol tant pour la salle que pour le public. Cependant, on rassure du côté de la salle et affirme que tout est fait pour que les projections reprennent normalement mardi le 20 février. La programmation sera adaptée en conséquence. Depuis son ouverture, c’est la première fois que canal Olympia Douala fait face à un tel problème. La direction bien entendu présente ses excuses au public. Quoi qu’il en soit Black Panther sera projeté au Cameroun et à Douala.

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KENYA:: BLACK PANTHER: UNE PREMIERE EN AFRIQUE

Black Panther est véritablement une première en Afrique. Produit par les Studios Marvel, c’est le premier film du genre qui met en scène un super-héros noir. De plus, la grande première du film s’est faite dans la ville natale de lupita Nyong’o, l’actrice américaine d’origine kenyane.  “La ville de Kisumu a été choisie, car Lupita est une enfant de la région” Son père est d’ailleurs gouverneur de la région abritant cette ville.  C’est la première fois qu’un film de cetteenvergure fait sa première mondiale dans un pays Africain. Lupita n’a pas pu faire le déplacement. Cela n’a pas empêché la projection à guichet fermé. Les hôtels ont fait le plein, les vols étaient bouclés et le public enchanté.

Le synopsis, voici comment Allocine le déroule: Après les événements qui se sont déroulés dans Captain America : Civil War, T’Challa revient chez lui prendre sa place sur le trône du Wakanda, une nation africaine technologiquement très avancée. Mais lorsqu’un vieil ennemi resurgit, le courage de T’Challa est mis à rude épreuve, aussi bien en tant que souverain qu’en tant que Black Panther. Il se retrouve entraîné dans un conflit qui menace non seulement le destin du Wakanda, mais celui du monde entier…

Paul Stevek

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CÉSAR 2018: UNE CAMEROUNAISE D’ORIGINE NOMMÉE!

Josca Anjembe, d’origine camerounaise sera en lice lors de la cérémonie des Oscars (l’académie des arts et techniques du cinéma). La cérémonie (43è de rang) aura lieu le 2 mars prochain en France. Son film, Le bleu blanc rouge de mes cheveux est aligné dans la catégorie courts métrages.

“Après une formation en journalisme et en sciences politiques, Josza Anjembe a travaillé pour différentes émissions de télévision. En 2008, elle se lance dans la réalisation de son premier documentaire «Massage à la camerounaise», sélectionné en festivals et diffusé sur LCP. Elle a ensuite réalisé deux autres documentaires. Lauréate Talents en courts 2015, « Le Bleu Blanc Rouge de mes cheveux » est son premier film de fiction”, lit-on sur site des l’Académie des Oscars.

Le synopsis du film: À 17 ans, Seyna, une adolescente camerounaise se passionne pour l’histoire de la France, le pays qui l’a vue naître et dont elle est profondément amoureuse. Son baccalauréat en poche et sa majorité approchant, Seyna n’aspire qu’à une chose : acquérir la nationalité française. Mais son père Amidou s’y oppose farouchement.

Le film de Josca sera présenté au public Camerounais pendant le festival Mis Me Binga en juin prochain.

 

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KUNTAK: LE TOURNAGE INTERROMPU…

Quelques semaines après le début de tournage, la production de Kuntak, le dernier film de Françoise Ellong en production a été interrompu. Pourtant, les infos et les images qui parvenaient du plateau montraient une ambiance des plus cordiales et des plus enviables; signes de l’avancement du travail dans de bonnes conditions. Mais les dernières nouvelles font état de l’interruption du tournage. Tout reste encore à éclaircir sur les réelles circonstances de cette pause forcée. Mais qu’à cela ne tienne, tout devrait reprendre dans quelques mois, avec la même équipe qui reste très motivée et soudée pour servir au monde entier un nouveau film de cinéma made in Cameroon et by Françoise Ellong.

 

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MAHAMAT SALEH-HAROUN DÉMISSIONNE DU GOUVERNEMENT TCHADIEN.

Le réalisateur a annoncé sa démission du Gouvernement d’Idrīs De y quelques mois seulement après l’avoir rejoint. S’il a avancé des raisons personnelles, on évoque un désaccord avec la gestion de la grogne sociale qui secoue le Tchad depuis quelques jours. Quoi qu’il en soit, il montre qu’il a gardé sa liberté de ton.

Mahamat Saleh-Haroun présente d’ailleurs en ce moment son dernier film,Une saison en France,  avec Eriq Ebouane dans le premier rôle.

Paul Stevek

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NÉCROLOGIE: GABY FOMEGNE A QUITTÉ LE PLATEAU DÉFINITIVEMENT…

Gaby Fomegne

Comme une batterie qui s’épuise sans avertir en plein tournage, Gaby Fomegne s’est endormi dans la mort. Comédien de théâtre,  acteur de cinéma, réalisateur, metteur en scène et même écrivain, Gaby était de ceux-là qui n’étaient pas simplement des artistes, mais qui vivaient littéralement l’art. C’est une mort soudaine et brutale qui met en deuil tout le monde du cinéma camerounais particulièrement. Gaby était apprécié de tous. L’une de ses dernières apparitions était dans le pilote de la série produite par Cordia Prod à Douala et sur Péripéties de Remi Atangana où il était d’ailleurs attendu pour boucler certaines scènes. Il s’est écroulé à son domicile, transporté à l’hôpital central de Yaoundé, il ne se relèvera jamais. On cessera jamais de le pleurer. Mais comme on dit , seuls ceux qu’on oublie meurent vraiment…

 

 

 

 

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KOMANE 2018: la liste des films retenus est dévoilée.

Le festival de films qui se tient dans la ville de Dschang (Menoua, Ouest Cameroun) a dévoilé la liste des films retenus pour cette édition 2018. Ce sont 16 films en tout. Le Cameroun détenant la plus grosse cuvée avec 14 films inscrits. La France et l’Italie sont présentes. La première avec l’un des 3 documentaire, Drépanocytose, brisons le silence d’Alex Kotna; et la seconde avec La dura realita de PierreTsapgueu Sonna, une fiction. On note la présence de films à suivre de près tels Nina je suis ton bourreau de Serge Fonda, Upshot’s choice d’Ymolujo Ytemben et Mary-Jane de Frank Olivier Ndema. Komane ouvre officiellement la saison des festivals de films de cinéma au Cameroun.

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FESTIVAL:: MIS ME BINGA 2018, l’appel à films est lancé.

L’année 2018  aura débuté avec la saison des festivals de films. Mis Me Binga n’est pas en reste. Les festival de films de femmes lance officiellement son appel à film. Comme son nom l’indique, Mis Me Binga est un festival de films qui est orienté sur les œuvres réalisées par des femmes. Mais avec l’ouverture de la section He For She il y a deux ans, les films faits par des hommes orientés sur les thématiques féminines sont les bienvenus. Pour inscrire votre film, cliquez tout juste sur le lien suivant: https://mismebinga.wordpress.com/call-4-entries/

Mis Me Binga est un festival organisé par l’association éponyme.

Paul Stevek