EVENEMENT

LE FILM CAMEROUNAIS AWARDS, LE CINÉMA CAMEROUNAIS FÊTE SES MEILLEURS ACTEURS…

Le 29 novembre 2018, Canal Olympia Bessengue a accueilli la toute première cuvée des lauréats de cette récompense. C’est la toute première cérémonie de récompense hors festival au Cameroun. Succès total au bout de ligne!

 

Honneur à Bassek Ba Khobbio:

Bassek Ba Khobbio (DR)

L’histoire retiendra que le tout premier LFC Awards aura été décerné à Bassek Ba Khobbio. C’est une récompense mais surtout une reconnaissance de la jeune génération à ce pionnier qui est resté constant et présent auprès des jeunes. Son retour dans la production auprès de ceux-ci et les formations régulières dans le cadre de l’ISCAC montrent cela à suffisance.

Il y aura donc eu deux grands catégories: Courts métrages et longs métrages.  Tout ceci se passera sous le regard attentifs et satisfait de Bruno Henry, parrain de ce chapitre introductif des LFC Awards qui dira du Cameroun, “même si je ne le suis pas de naissance, je le suis de coeur”.

Bruno Henry, Parrain des LFC Awards 1

Courts métrages :

Dans la catégorie court métrage, le meilleur scénario revient à Christa EKA pour son film Alma. La surprenante Sonita Mbesso remporte le prix de la meilleure interprétation féminine pour sa performance dans Mes vampires. Son vis-à-vis dans la catégorie masculine sera Anurin Nwunembom, sans surprise (pour nous en tout cas).  Et rebelotte avec Christa Eka qui remporte le prix du meilleur court métrage avec Alma justement.

La photo de famille des lauréats autour de Françoise Ellong (c) Septième Magazine

Longs métrages :

Pour les longs métrages, cela a été rude mais les lauréats ont fait l’unanimité. On aura aussi salué le fait que les corps de métiers techniques tels le montage, les décors aient été enfin mis au point du jour. Billy Bob Ndive remporte le prix du meilleur scénario pour Little Cindy. La meilleure actrice sera Melvine Azah Awa pour pour son rôle dans Rebel Pilgrim, un film particulièrement apprécié par Septième Magazine. Et que dire de la récompense décerné à Alain Bomo Bomo alias le Denzel Washington camerounais. Une reconnaissance de ses pairs après celle longtemps acquise auprès du public. Dans Peau de Panthère, on retrouve un ABB conquérant, en soif de rôle audacieux, comme on a pu le voir investi dans Touni Bush (Pascaline Ntema, 2013). La meilleure image est attribuée « Ancestor » Yibain Emile-Aimé Cha pour son travail dans Life Point.  Un prix pour qu’elle il dira qu’il est « dedicated to young people dying for nothing » dans la zone anglophone (ndlr). Jean Marc Cédot, le plus français des ingénieurs de son camerounais remporte le prix du son avec Peau de Panthère. « St Papy » Claver Abiasi lui décroche évidemment le LFC Award du décor. Le meilleur montage revient à Jorel Youta pour le film Peau de Panthère, qui aura fait le plein de la gibecière. Une catégorie au grand intérêt a vu introniser Blaise « option » Ntedju comme le cinéaste des Followers. Pour qui suit l’actualité du cinéma camerounais sur Lefilmcamerounais.com ou septiememagazine.com, il dira sans doute que ces prix sont mérités.

Le meilleur film :

REBEL PUILGRIM ! Du grand art ! majestueux, touristique, rustique mais résolument moderne et actuel. On ne peut que s’incliner bien bas et se passer de tout commentaire si ce n’est celui-ci : regardez ce film.

Enfin…

Anurin Nwunembom

La cérémonie aura été sobre, belle et glamour. Ils sont venus du Ministère des arts et de la culture, de Yaoundé, de Douala, de Buéa… Le cinéma camerounais était réuni et surtout soudé pour un pays uni et en paix. Anurin Nwunembom a une fois de plus appelé au « cease fire » sous les applaudissements nourris qui comme un seul homme s’est joint à lui pour dire ça suffit ! En tout cas, les cinéastes ont montré qu’ils sont unis, solidaires et pacifistes. Il n’y avait pas de francophone, d’anglophones, mais seulement des jeunes cinéastes prêts à faire flotter encore plus haut le vert rouge jaune étoilé.

Ces récompenses vont sans doute doper les productions à venir. Chacun voudra graver son nom sur le walk of fame des LFC Awards.

Félicitations à Françoise Ellong, encouragements et vivement l’année prochaine.

Steve KOUONANG

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LES TROPHÉES FRANCOPHONES 2018 : SAINT-LOUIS (SÉNÉGAL) ACCUEILLE LA CRÈME DU CINÉMA FRANCOPHONE.

Du 25 novembre au 8 décembre 2018, Saint-Louis au Sénégal succède à Yaoundé et Douala (Cameroun). Elle sera durant deux semaines la capitale du cinéma francophone. Ce sont 14 longs métrages, 6 documentaires et 5 courts métrages qui sont finalistes de cette 6è édition des Trophées Francophones. Une sélection qui fait certainement pâlir tous les amateurs de bon cinéma. Ce sont tout aussi une belle palette de pays francophones et francophiles qui donnent à voir des histoires et la diversité de la francophonie. On retrouve auprès de la France, de la Belgique des pays comme l’Egypte, la Roumanie, le Vietnam.

Hommage à Moussa M. Touré :

« Pour cette 6ème édition, nous rendons un hommage tout particulier au réalisateur sénégalais Moussa Moïse Toure à qui nous remettrons le Trophée d’honneur ! »Peut-on lire sur la page Facebook des Trophées Francophones. Cet hommage sera ponctué par la projection de son film La Pirogue (lauréat aux Trophées Francophones du Cinéma en 2013). Le réalisateur sera là pour échanger avec le public. La projection se fera en plein air … à Saint Louis.

 

Voici donc la liste des films finalistes de ces Trophées francophones et le programme.

Longs métrage de fiction :

120 BATTEMENTS PAR MINUTE réalisé par Robin Campillo (France)

ALI, LA CHÈVRE ET IBRAHIM réalisé Sherif El Bendary (Egypte)

ANA, MON AMOUR réalisé par Calin Peter Netzer (Roumanie)

BENZINE réalisé par Sarra Abidi (Tunisie)

FÉLICITÉ réalisé par Alain Gomis (Sénégal)

FRONTIÈRES réalisé par Apolline Traoré (Burkina Faso)

GUTLAND réalisé par Govinda Van Maele (Luxembourg)

L’INSULTE réalisé par Ziad Doueiri (Liban)

KENEEN, L’AUTRE réalisé par Cheick Diallo (Sénégal)

KOUSSAW réalisé par Ibrahima Touré (Mali)

RAZZIA réalisé par Nabil Ayouch (Maroc)

UNE FAMILLE SYRIENNE réalisé par Philippe van Leew (Belgique)

VOLUBILIS réalisé par Faouzi Bensaïdi (Maroc)

WALLAY réalisé par Berni Goldblat (Burkina Faso)

 

Longs métrage documentaire :

AVANT LA FIN DE L’ÉTÉ réalisé par Maryam Goormaghtigh (Suisse)

DI TIM PHONG réalisé par Phuong Thao Tran et Swann Dubus (Vietnam)

ENQUÊTE AU PARADIS réalisé par Merzak Allouache (Algérie)

L’HOMME DAUPHIN réalisé par Lefteris Charitos (Grèce)

MAMAN COLONELLE réalisé par Dieudo Hamadi (Congo)

SONGHO réalisé par Kady Diedhiou (Sénégal)

 

Court métrage :

AVEC THELMA réalisé par Ann Sirot et Raphaël Balboni (Belgique)

FALLOU réalisé par Alassane Sy (Sénégal)

FAUVE réalisé par Jeremy Comte (Canada)

MON IDENTITÉ réalisé par Diane Kaneza (Burundi)

ON EST BIEN COMME ÇA réalisé par Mehdi Barsaoui (Tunisie)

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AFRICA MAKE UP WEEK: le make up cinéma est l’événement de cette fin de mois de novembre 2018 à Yaoundé>> du 21 au 24 novembre.

Avec le regroupement des corps de métiers du cinéma en associations, on a vu émerger celles des professionnels du Make up. Et voilà qu’il en sort un événement qui cristallise l’attention à Yaoundé. A l’origine et à la tête de cet événement inédit, il y a Merveille Akamba et l’ASSMAC, une des mains les plus autorisées du Make Up au Cameroun. Faire la promotion et faire mieux connaître ce métier sont à la base de cette idée. Et comme pour le soutenir, c’est auprès des jeunes (Lycée Bilingue d’Essos, Maison des jeunes de Nkomkana) que l’événement va. Au programme, des ateliers, des projections, des rencontres professionnelles, des jeux éducatifs autour du Make Up. L’un des grands pôles de rencontre est Atelier 4, un haut lieu de rencontres culturelles à Yaoundé (Nouvelle route Bastos). Du 21 au 24 novembre, les curieux pourront s’y rendre pour découvrir entre autres les expositions.

Demandez le programme>>